Ecrire à Marseille

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Se lancer dans l’écriture, trois jour par semaine, en compagnie d’un auteur. Se laisser porter par le plaisir d’écrire en groupe, corser son écriture, croiser son univers littéraire avec les arts visuels, commencer ou approfondir un projet d’écriture en cours, bénéficier d’un accompagnement littéraire.

 L’Arca delle lingue recevra en juillet l’écrivain congolais Guy-Alexandre Sounda pour un cycle de 4 stages d’écriture créative liés aux arts visuels. Associé à l’artiste Nicolas Guyot, dont certaines œuvres serviront d’embrayeur littéraire, l’écrivain proposera plusieurs pistes qui déboucheront sur une publication artisanale aux éditions Héliotropismes. Les peintures photographiques serviront à la fois de matières visuelles et de propositions d’écriture autour desquelles les participants construiront leurs univers narratifs. Les stages d’écriture débuteront le 6 juillet et termineront le 29. Bien évidemment, l’écrivant est libre de suivre celui qui l’intéresse. Voici un descriptif des quatre cycles proposés par l’auteur :

1. Chemins d’écriture
Du vendredi 6 au dimanche 8 juillet 2018
Explorer sa propre écriture, tenter de nouvelles pistes, composer des trames, creuser plus loin dans l’imaginaire, mettre en forme et lire à haute voix leurs textes pour en saisir la musicalité. Ce travail est nourri par la régularité des échanges et la bienveillance du groupe. L’animateur proposera des incipits et orientera les participants en tenant compte des écrits et des aspirations de chacun.
2. Mises en « je » littéraires
Du vendredi 13 au dimanche 15
S’exprimer à la première personne sous toutes les formes avec ou sans expérience, parler de soi et être à l’écoute de soi, au gré de ses propres envies, mettre des mots sur ce que l’on fait ou l’on souhaite faire, raconter ses rêves et ses joies et voire ses angoisses quotidiennes et ses grands desseins. Entre biographie et romance.
3. Ecritures de la balade
Du vendredi 20 au dimanche 22 juillet 2018
Investir des lieux de promenades, observer les gens qui passent ou qui parlent pour trouver des formes de narration, des manières de dire et de voir les autres et le dehors, rapporter des images et des bruits qui en deviendront des matériaux d’écriture.

4. De l’image visuelle à l’image littéraire
Du vendredi 27 au dimanche 29 juillet 2018
Partir d’un instantané photographique pour en arriver à une fiction sémantique ou littéraire. Entrer dans l’imaginaire et le réel qu’une photo suggère, écrire une his-toire qui augmenterait les perspectives du photographe, en jouant sur ce qu’il n’a pas vu et ce qui se trouve au-delà. Interroger l’absence, traquer l’invisible et les ombres, deviner les hors-champs.

Guy Alexandre Sounda est né à Brazzaville. Auteur, comédien, conteur, metteur en scène et animateur de radio, il travaille principalement sur trois registres: le drame, le poème et le conte, grâce auxquels il construit son style d’écriture, le « papotage congolois », une profusion de mots à fleur de peau dont la résonance révèle avant tout sa propre part d’ombre et de fragilité. Se définissant volontiers comme un dépasseur de frontières, il partage sa vie entre Paris et la Vallée d’Aoste où il a créé « Vues d’ici & Vents d’ailleurs », un festival international des arts solidaires, et compte à son actif plusieurs tournées en Amérique du Sud, en Afrique et en Europe, et de nombreux textes (articles de presse, chroniques, nouvelles, pièces de théâtre) dont Le Fantôme du quai d’en face, récit théâtral publié en juillet 2009 aux Éditions Dédicaces (Québec).
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Son roman Confessions d’une sardine sans tête (Editions sur le Fil, 2017) narre l’incroyable aveu de Fabius Mortimer Bartoza, un ancien saigneur de guerre exilé qui tente de s’extirper à coups de gnôle et de mots nus du piège dans lequel les errances de son passé jonché de douilles et de cadavres l’ont enfermé… Au petit matin de ses soixante ans, il est retrouvé par des gendarmes à Paris en compagnie d’une poupée russe, juché sur la statue d’Henri IV. Et nous voilà embarqués dans les méandres du passé de cette Sardine-sans-tête, sorte de nom de code que portaient les miliciens sous les ordres de tonton Keban, un sous-officier rebelle de l’armée nationale opposé au Président Yango-na-Yango, alias Sa-Majesté-la-Chose, pendant la guerre civile qui sévissait à Gombo-la-capitale.
Distinctions : Prix Ethiophile 2017, Mention spéciale du grand Prix littéraire d’Afrique Noire 2016
Renaud Boukh, écrivain, éditeur. Marseille

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